Le procédé de fabrication additive métallique présente des avantages spécifiques qui en font une solution unique. La faible modification des caractéristiques du matériau support est le premier de ces atouts.

Pour valider les paramètres de dépose du procédé de fabrication additive métallique, SOTIMECO a étudié la zone d’interface entre le substrat  de type acier à ressort (trempé et non trempé) 56SC7 et le dépôt en acier inox 17-4PH. Au terme de multiples itérations entre la machine et le laboratoire d’analyse des matériaux de l’ENSAM de Bordeaux, il a été démontré que la zone d’influence du procédé sur la microstructure du substrat reste très limitée.

Les deux premières images montrent des cartographies de microdureté (HV1) au niveau de l’interface entre un dépôt de 17-4PH et un substrat en 56-SC-7, la première avec l’acier à ressort non trempé et la seconde avec l’acier à ressort trempé. La seconde image représente la micrographie de cette même interface après traitement chimique révélateur de la microstructure. Quatre zones sont visibles : le matériau de base non affecté, le matériau déposé, une zone de mélange où coexistent les deux matériaux et une zone affectée thermiquement (ZAT), où seule la microstructure du matériau de base est modifiée. Cette dernière couche mesure moins d’un millimètre, ce qui montre le faible impact du procédé sur le reste de la structure, même lorsque l’acier à ressort est à l’état trempé. Cet intérêt, commun à tout procédé de fabrication additive, est ici complété par la possibilité d’ajouter des fonctions par apport de métal sur des pièces élastiques, multimatériaux, en remplacement d’assemblages mécaniques complexes. Ceci est impossible par procédé de soudure existant.